DJ

by Daniel Jea

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1.
03:48
TOURNE D’abord il y a ton regard qui m’invite Mes mains qui repoussent les limites De tes promesses hier tenues Brusquement vers moi suspendues Et puis la chaleur qui s’installe Quand je me lance, tu te dévoiles Comme tu viens chercher l’oubli Fuir la détresse ou bien l’ennui Allez Au bord des lèvres se délient nos langues Et crève, crève ton déni Maintenant c’est ici que tu tangues C’est pour ça que je tremble Tournent nos têtes, tournent encore Tournent nos têtes, toujours plus fort Comme ivres morts Sans jamais dessaouler Tournent nos têtes, tournent Puisque tout va, tout va bien Jusqu’ici Le souffle court irrégulier Juste à deux doigts de perdre pied A chaque instant tu bascules et tu brûles Tout brûle tout autour Et l’on retrouve cette première fois Que l’on croyait perdue, sans voix L’horizon inconnu L’horizon là juste au-dessus Allez Au bord des lèvres se délivrent nos langues Enfin ta trêve, ton répit Maintenant c’est ici que tu plonges Ici que je t’allonge Tournent nos têtes, tournent encore Tournent nos têtes, toujours plus fort Comme ivres ou morts Sans jamais dessaouler Tournent nos têtes, tournent Puisque tout va, tout va bien Jusqu’ici Et puis le temps nous enlace tous les deux inéluctablement Et toi tu restes dans le sac, la tête dans le sac C’est tellement plus facile d’éviter les miroirs Tellement plus facile de te faire croire Pour que tu oublies tout, parce que je n’oublie rien Puisque mon corps se souvient et se laisse aller à te rappeler Ces souvenirs que tu quittes Cette histoire sans mémoire et sans suite Allez Au bord des lèvres se relient nos langues Alors s’achève ton repli Maintenant c’est ici que tu trembles Ici que je te rassemble Tournent nos têtes, tournent encore Tournent nos têtes, toujours plus fort Comme ivres morts Et jamais dessaouler Tourne ma tête et danse encore Détourne ta tête au-dehors Tu danses encore Tu danses Tournent nos têtes, elles dansent Tournent nos têtes, elle danse Puisque tout va, tout va, tout va, tout va, Bien
2.
05:57
AUX DÉTOURS Au sortir de la route je me suis laissé envelopper Comme un paquet bien ficelé Et je me suis perdu de vue en forêt, en pleine nuit, jusqu’à basculer Au sortir de la route j’ai commencé par fuir Puis j’ai réussi à parler Mais le ciel comme les arbres se sont tout à coup mis à tanguer Juste assez Juste de quoi Me faire crever de peur Juste assez Juste de quoi Me crever le cœur Aux détours, éveillé A l’affût, avalé Aux détours, oublié Celui que j’étais Aux détours, réveillé A l’affût, avalé Aux détours, s’oublier Et puis recommencer Aux détours de la voie je me suis laissé emporter Par la vague et le sol, embrassé Ne laissant derrière moi que tôle et vie froissée Cherchant autre part où aller Aux détours de la voie j’ai croisé tous ces chiens lâchés Que, comme moi maintenant, plus rien n’arrêtait Puis le sol et les arbres sous mes pieds se sont à nouveau mis à valser Juste assez Juste de quoi Me faire crever de peur Juste assez Juste de quoi Me crever le cœur Aux détours, éveillé A l’affût, avalé Aux détours, oublié Celui que j’étais Aux détours, réveillé A l’affût, avalé Aux détours, s’oublier Et puis recommencer Aux détours de la vie tant de possibilités Tant de désirs inachevés Tant de mensonges énoncés Que l’on prend pourtant bien soin d’étouffer Aux détours, aux détours Aux détours de ma vie qui défile et emporte avec elle Ce qu’il me reste d’illusions passées J’ai suivi ces chiens affamés dans leur course, sans même me retourner Aux détours Aux détours de la vie je me suis laissé aller A croire à nouveau et je m’y suis jeté, alors Alors le ciel, le sol, les arbres se sont ouverts à mes pieds Juste assez Juste assez Juste assez Pour libérer les peurs Juste assez Juste assez Juste assez Pour délivrer les cœurs Aux détours, éveillé A l’affût, avalé Aux détours, délaisser Celui que j’étais Aux détours, réveillé A l’affût, avalé Aux détours, s’oublier Pour mieux recommencer Pour mieux recommencer Pour mieux recommencer
3.
04:19
À L’EAU Quand je vois le monde sous mes pieds Je me demande comment je fais Mais j’avance inlassablement Toujours debout, toujours devant Je prends parfois des chemins de traverse Ou d’autres encore en sens inverse Et je m’élance, la tête à l’envers Là sur les décombres d’hier A l’eau, à l’eau Mes idéaux Se jettent à l’eau Pour de nouveaux Quand je sens le temps effacer Le goût des amours oubliés Alors je cherche les envies dans mes mains Sous ma peau, jusqu’au lendemain Qu’elles viennent se lover dans mes nuits Blanches ou bien noires d’insomnies Et qu’elles viennent étouffer les cris Dans mon ventre redonner vie A l’eau, à l’eau Mes idéaux Se jettent à l’eau Pour de nouveaux A l’eau, à l’eau J’me jette à l’eau Pour de nouveaux A l’eau, à l’eau Mes idéaux Se jettent à l’eau Pour de nouveaux A l’eau, à l’eau J’me jette à l’eau Pour de nouveaux Dans le silence autour de moi Quand il m’enveloppe de sa voix Je suis cette meute calme, immobile Aux aguets, non, jamais docile Maintenant je bois le monde à mes pieds Doucement le laisse m’enivrer Et puis je tente de l’apprivoiser Sans savoir si j’y’arriverai Et j’avance libre encore, droit devant Toujours debout, toujours vivant
4.
ET PUIS APRÈS Là, On est à l’ébauche, dans un bruit sourd À se chercher La poésie des yeux, sans un discours Là, Pas même hanté par les absences aux alentours Planté là, Sous le soleil, sans plus de sens qu’un peu d’amour On se mélange comme on s’élance On se mélange et on avance Dans la nuit retrouvée Et puis après Jusqu’où aller ? Et puis après Où s’arrêter ? J’ai bien connu Des brulures et des ravages à n’en plus finir Sans pouvoir en sortir Je me souviens De blessures, de rêves d’orages à perte de vue Brisés à mains nues On se mélange comme on s’élance On se mélange et on avance Dans la nuit retrouvée Et puis après Jusqu’où aller ? Et puis après Où s’arrêter ? C’est dans tes bras que se lève le jour Sur chacun d’eux que s’est écrit l’amour Dans tes bras que je repars pour un tour Et puis après, jusqu’où aller ? C’est dans tes bras que se lève le jour Sur chacun d’eux que s’est écrit l’amour Dans tes bras que je repars pour un tour Et puis après, jusqu’où aller ? Où m’arrêter ?

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« Fauve des lointaines steppes de l’Oural capturé un matin d’orage, le fougueux Daniel Jea vient de donner un nouveau coup de griffe dans sa cage parisienne avec cet EP qui colle déjà à la peau de ce fatal automne. Quelques années après Exilés Volontaires, album qui lui avait valu une certaine réputation de « chanteur à voix », car il en a une, ces nouveaux titres trahissent un certain apaisement, une colère rentrée mais pas moins tenace, urgente, toujours sur le point de basculer dans une rage trop souvent cantonnée aux amours adolescentes. Or la rage d’être, de survivre artistiquement est ici plus forte que tout, elle emporte les mots comme des débris au large des continents de l’Inconscience. Avec cette alternance de passages murmurés à la Dominique A et de tempêtes intérieures joliment maîtrisées dans certains refrains, Daniel Jea montre qu’il n’est pas une « panthère d’exposition » mais un spécimen poético-mélodique toujours en liberté. »
G. Fédou

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released October 15, 2015

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Daniel Jea Paris, France

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