Exilés volontaires

by Daniel Jea

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1.
ICI, AILLEURS Assimiler l’idée de fuite En avant toute, jusqu’à la suite Toujours plus pressé S’engouffrer dans ces longs couloirs Se dissimuler seul au hasard Des courants déchaînés Je reste là, sans peine Insoumis, avalé Toujours ailleurs Traversé là, sans peine Insoumis, envolé Ici, ailleurs Déshabiller la ville entière S’immiscer au fond de sa chair Dans la foule emportée De ses dessous voir la couleur Sur leur regards glissés vers l’intérieur Un instant se noyer Je reste là, sans peine Insoumis, avalé Toujours ailleurs Traversé là, sans peine Insoumis, envolé Ici, ailleurs Courir à en perdre raison Et replonger, jusqu’au plafond Sous les grincements métalliques Dans cet élan, sauter sans élastique Je l’observe, elle me dévisage Bien plus qu’elle n’envisage Une idée, un mot Crever le masque, chercher l’issue Trouver le calme qu’elle insinue Au delà, dans l’écho Je reste là, sans peine Insoumis, avalé Toujours ailleurs Traversé là, sans peine Insoumis, envolé Ici, ailleurs
2.
EXILÉS VOLONTAIRES Les mains tendues invisibles Entrelacées, indivisibles Les coeurs devant Juste au milieu de nos pairs Comme des exilés volontaires Qui s’animent au dedans Que tes yeux m’ensorcellent Que la folie nous déchaîne Que tes yeux m’ensorcellent Qu’à la folie on s’enchaîne Aux vertiges inavoués Habiter notre solitude Parcourir nos incertitudes Semées aux détours Pour comparse d’insomnie N’avoir plus que nos rêves assouvis Enveloppés jusqu’au jour Que tes yeux m’ensorcellent Que la folie nous déchaîne Aux vertiges inavoués Inavoués Inavoués L’avancée Eperdue, effrénée, Telle la marée se défait et revient Sous nos airs ingénus S’entremêlent nos contenus Lointains encore, lointains Que tes yeux m’ensorcellent Que la folie nous déchaîne Que tes yeux m’ensorcellent Qu’à la folie on s’enchaîne Qu’à la folie on s’enchaîne Jusqu’aux vertiges inavoués
3.
À COR ET À CRI Qu’elle s’adonne aux plaisirs, enjouée Aussi libre et décidée Qu’elle se donne sans insinuer Au gré de ses affinités Puisqu’elle sait se livrer, les yeux fermés Puisqu’elle sait délivrer la voie, l’accés La voie, l’accés A cor et à cri sans fin Dés qu’elle exige Ce qui lui tient A cœur et à cri enfin Qu’elle transporte sa joie, affamée Indicible, éparpillée Qu’elle la porte aux nues, déshabillée Sans réserve, débridée Mais puisqu’elle sait s’écouter, les yeux fermés Puisqu’elle sait dénouer la voix, l’accès La voix, l’accès A cor et à cri sans fin Dés qu’elle exige Ce qui lui tient A cœur et à cri enfin Quand elle me tient A cor et à cri enfin Dés qu’elle exige Ce qui lui tient A cœur, elle s’écrit sans fin Qu’elle se donne sous ses airs, enjouée S’adonne sans insinuer, quand elle transporte sa joie Quand elle transporte sa joie, je la saisie, je la bois Sans la laisser Se défiler Se défiler Se défiler
4.
DANS LA DURÉE Aux sons des voix, des contacts Envahi par les mouvements Porté par les flots, le ressac Lentement je m’étends Et je file, élancé Vers la fin des temps, le commencement Sur ma lancée Vers ces mains que j’entends Sonder l’espace, l’univers Se retrouver tête à l’envers Où tout se referme et m’enserre Doucement je descends Et je file, élancé Vers la fin des temps, le commencement Sur ma lancée Vers ces mains qui m’attendent Dans la durée, prêt à sauter A jamais quitter l’éternité Dans la durée Dans la tempête, l’ouragan L’interminable oscillation Ni tout à fait dehors, ni dedans Poursuivre encore le mouvement Au rythme de la respiration Plus vite, plus encore je descends Et je file, élancé Vers la fin des temps, le commencement Sur ma lancée Vers ces mains que j’attends Dans la durée, prêt à sauter A jamais quitter l’éternité Dans la durée, prêt à sauter Respirer, quitter l’éternité Dans la durée Respirer Respirer Respirer Dans la durée
5.
03:42
LES FAUVES Entre ces murs Tout est transformé Entre ces murs S’élève l’inavoué Entre ces murs Tu n’es plus sûr Tu n’es plus sûr de ce rêve éveillé De l’envie qui passe au travers De la vie qui passe à l’envers Les fauves, lâches Lâche les fauves Les fauves, lâches Lâche et ose Lâche les fauves Les fauves, lâches Lâche les haut Entre ces murs, tu apprends à tuer Résolument devenir cet autre que tu es Tournoyer, valser, en proie au désespoir, seul dans ta chair Passe devant, au devant, de l’autre côté de l’amer Les fauves, lâches Lâche les fauves Les fauves, lâches Lâche et ose Lâche les fauves, Les fauves, lâches Lâche les fauves Solidaires, solidaires Les fauves, lâches Lâche les fauves Les fauves, lâches Lâche les haut Entre ces mains À découvert Laisse venir, elle cherche à te plaire Laisse venir, elle cherche à te plaire Laisse venir, elle cherche à te plaire Laisse venir, laisse venir, laisse venir
6.
03:52
EN PIECES Onduler sous les courbes De ses interminables jambes Dévaler sur les dunes Glisser, rebondir dans les angles Sillonner à l’affût des moindres détails délaissés S’attarder un peu plus, pour que tressaillent les oubliés Goûter les pauses et les silences Pour mieux se fondre dans la danse Trouver la faille où tout vacille Jusqu’à la cime, à l’envolée Elle balance et je tangue Jusqu’à sa bouche pleine d’envies Enroulées sous la langue À bout de souffle, comme un défi Elle m’enlise et me tord, Le corps en pièces, Se replie et se noue Comme une foule en liesse Sous les ruptures et les cadences Pouvoir se fondre dans la danse Trouver la faille où tout vacille Jusqu’à la cime, à l’envolée Encore Se nourrir de son corps En pièces Encore À tort Et à travers ces corps En liesse Encore En pièces
7.
04:18
FACE À FACE On s’apprête, on s’élance Dans la démesure Bien en place On s’apprête, on s’épanche A mesure que l’on avance En face A face Il faudra que l’on tienne A nos corps quand bien même Attachés Il faudra que l’on vienne De nos peines à bout, à même D’avaler la vie, alors Sans une autre que toi D’avaler la vie, d’abord Sans un autre que moi Quand nos gestes s’aiguisent Sans attendre se suivent A n’en plus finir Quand nos brulures s’attisent A mesure que l’on inspire Il faudra que l’on tienne Dans nos corps quand bien même Déliés, seuls, au dehors Il faudra que l’on vienne De nos peines à bout, à même D’avaler la vie, alors Sans une autre que toi D’avaler la vie, d’abord Sans un autre que moi D’avaler la vie D’avaler la vie, alors Sans une autre que toi Sans une autre que toi Sans une autre que toi Sans une autre que toi Sans une autre que toi Sans un autre que moi
8.
04:11
CE REGARD Bleue noire sur la mer immense De silence en silence, traversée La nuit coule comme elle avance Sur ses derniers pas de danse, résignée Sans plus penser à rien d’autre, elle s’en remet Et la mort tapie dans l’ombre Attend lentement pour fondre à ses côtés Cet amour s’éteint quand sombre, Soudain suspendu, son souffle à mes côtés Sans plus penser à rien d’autre, elle s’en remet Ce regard, cette nuit Ce regard que j’oublie Ce regard, cette nuit Depuis je bois avec les fous à défaut d’être saoul de mes veines s’ennivrer, se croire, se sentir épargné Et je laisse reposer ce rêve décomposé Recomposé sans fin pour mieux écouter respirer Au creux de mes pensées Ce regard, cette nuit Ce regard que j’oublie Ce regard, cette nuit Ce regard que j’oublie
9.
03:42
AUSSI LOIN Voilà les dérives, voilà Les écarts brusques, les courses effrénées Les vides à remplir, voilà Les vagues histoires d’eau, desséchées Qui te giflent ou t’emportent Se déchirent et s’effondrent à ta portée Sur un fil, jusqu’à la fin C’est ainsi que tu viens, c’est comme ça que tu vois Aussi loin, aussi loin Puisque plus rien ne te retient Aussi loin Puisque plus rien ne nous retient Voilà les raisons d’être, voilà Les changements d’air qui t’agitent, voilà L’énigme dans l’oeil, enfin repérée Tu peux sentir sans réfléchir ce qu’il convient de faire Sans te fier au danger Au hasard des danses, rattrapé Ressaisi au vol, tout entier C’est ainsi que tu viens, c’est pour ça que tu vas Aussi loin, aussi loin Puisque plus rien ne te retient Aussi loin Puisque plus rien ne nous retient Ne plus être qu’un possible, parmi d’autres Sur ta lancée tu vas Face aux défis sans fin, sans détour Aux réconforts futiles, sans retour Vers cet état de grâce Jusqu’alors insoupçonné Pour qui sait l’accueillir, pour qui sait y répondre C’est de là que tu viens, c’est pour ça que tu vis Aussi loin, aussi loin Puisque plus rien ne te retient Aussi loin Puisque plus rien ne nous retient Aussi loin Aussi loin Puisque plus rien ne nous retient
10.
LIBÉREZ LES ONGLES Libérés, les ongles Détachés, les doigts Des plaisirs éphémères, partagés aux abois Laissant l’atmosphère sur son coeur, alors éponge Fuser jusqu’en bas et doucement elle croît Dense, affamée, s’envolant en éclats Elle s’étend sur ses larmes et se donne les armes À la force de son souffle S’éviter ou s’étreindre S’aventurer vers soi Tout au fond la rage la prend, la submerge, elle la boit Déliées, les langues Eclairés, les choix Dévoilée, son ombre, derrière elle, sur ses pas Pour reprendre sa place, en son antre se plonge Et doucement elle voit, tout comme la première fois La bête incarnée arpente les vallées Elle les passe au crible Pour atteindre ses cibles S’éviter ou s’étreindre S’aventurer vers soi Libérez les ongles Libérez la voie Livrez sans limites, à la croisée des songes Assouvis à la source, les plaisirs, les ébats Ne s’arrêteront plus, non ne s’arrêtent plus là S’éviter ou s’étreindre S’aventurer vers soi S’éviter ou s’étreindre S’aventurer vers soi Tout au fond la rage la prend, la submerge, elle la boit
11.
02:41
LA CHUTE Décimant De ses mains Les frontières, L’édifice en éclats Décimés En suspend Les repères, Qui glissent entre mes doigts Qui glissent entre nos doigts Et nous laissent sans voix Aux abords De l’abîme Dans l’excès, Les mots ne sont plus rien Aux amours Qui déclinent Renversés, Les mots ne sont plus rien Les mots ne font plus rien Et me laissent sans voix Nous laissent sans voix Comme il l’aime Dans sa chute, emporté S’apprêter à saigner Comme elle l’aime Dans sa chute, emportée Réapprendre à aimer Réapprendre à aimer Réapprendre à aimer Réapprendre à aimer
12.
04:49
AU DESSUS Je ne fuis plus désormais les doutes Les aléas, je laisse aller Je ne suis là que pour toi C’est sur tes lèvres que commence la route Au creux des reins, l’échappée Encore plus près sous mes doigts C’est dans ces corps remplis l’un de l’autre Que le désir s’étire alors Et s’accorde à même ta peau Et le temps s’écoule au dessus Et le temps nous mènera Et le temps s’écoule au dessus Aussi longtemps qu’il pourra Ne plus rien faire d’autre que se perdre Dans l’horizon qui s’illumine Derrière ses yeux, quand elle vient C’est seulement ce seuil essentiel Ma seule essence, mon étincelle À bras le corps qui me tient Et le temps s’écoule au dessus Et le temps nous mènera Et le temps s’écoule au dessus Aussi longtemps qu’il pourra À la lumière tes mains se découvrent Insatiables, élancées Comme elles se déploient C’est sur tes lèvres que commence la route Mais non rien n’est jamais gagné Rien n’est jamais gagné Et le temps s’écoule au dessus Et le temps nous mènera Et le temps s’écoule au dessus Le temps nous emmènera

about

« Beau gosse, cheveux en pétard et diam’s sur l’oreille gauche, Daniel Jea a promené ses saillies amplifiées aux côtés de La Grande Sophie, Françoise Hardy, Florent Marchet, Damien Saez ou encore Junesex. Il livre ici en solo les titres de son album « Exilés Volontaires » qui fait penser à une fatale mixture de Play Blessures (Alain Bashung), de Sombres Héros (Noir Désir) et de Techniques de l’Exil (Léo Ferré). Mais Jea n’est pas qu’un animal blessé et sait trouver la fraîcheur qui fait mouche. »
G. Fédou

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released February 2, 2010

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Daniel Jea Paris, France

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